Vers une sylviculture axée sur la protection des forêts et des sols et la complémentarité « Forêt – Agriculture »

De l’ordre de 600’000 hectares de forêts brûlent chaque année autour de la Méditerranée. Outre l’atteinte aux vies humaines, aux infrastructures et habitats construits, ces désastres ont des conséquences majeures sur l’environnement local et global :

Il existe des moyens d’actions essentiels :


Certes la prévention et l’information du public, l’action des pompiers par voies de terre ou air, les réseaux de surveillance participent à limiter le départ des feux, à circonscrire au mieux les incendies. Mais ce n’est pas suffisant. Le débroussaillement des taillis et zones boisées s’avère essentiel afin d’empêcher le démarrage et l’extension des flammes. Un débroussaillement sélectif, laissant sur pieds de futures futaies en privilégiant les feuillus et en maintenant des zones favorables à la nidification de la faune.

L’expérience a montré que le broyage en forêt des végétaux coupés, leur transport sur des sites de compostage, permettent de valoriser la matière végétale sortie de forêt, en la mettant à disposition des terres agricoles et maraîchères des régions proches. La mise en valeur de cet « Or vert », futur HUMUS grâce au compostage, représente une opération salutaire fondamentale (outre la prévention incendies) pour l’agriculture de proximité :

 J’avais participé en famille, avec une équipe d’agronomes, sur une dizaine d’années (1975 – 1985), à de telles expériences à Sillans-la-Cascade dans le Département du Var (France), au Domaine des Romey. Provence-Humus SA avait pris le relais quant à la commercialisation. Les résultats agronomiques, pédologiques et forestiers ont été remarquablement positifs. Deux films ont été réalisés dont un dans le cadre du Prix Rolex « Ecologie – Entreprise ».

Puisse cette initiative privée inciter les gouvernements et les entreprises de passer aux actes !

Bernard K. Martin